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Six mois après les attentats de Paris, la vie brisée de la mère d'une victime du Bataclan

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Sam
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Six mois après les attentats de Paris, la vie brisée de la mère d'une victime du Bataclan

Message par Sam le Ven 13 Mai - 9:30

«Je n’ai pas réussi à enlever son pyjama de la salle de bain. Alors je l’ai laissé là». Six mois après les attentats du 13 novembre, qui ont fait 130 morts dont Precilia, tombée au Bataclan, Patricia Correia continue d’«entendre la voix» de sa fille unique.

http://www.leprogres.fr/france-monde/2016/05/11/six-mois-apres-les-attentats-de-paris-la-vie-brisee-de-la-mere-d-une-victime-du-bataclan

Ce doit être terrible de perdre son enfant, je ne comprends pas qu'on puisse y survivre. Pensez vous que l'aide psychologique puisse être suffisante pour accepter l'inacceptable ?
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Happy67
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Re: Six mois après les attentats de Paris, la vie brisée de la mère d'une victime du Bataclan

Message par Happy67 le Ven 13 Mai - 9:48

@Sam a écrit:«Je n’ai pas réussi à enlever son pyjama de la salle de bain. Alors je l’ai laissé là». Six mois après les attentats du 13 novembre, qui ont fait 130 morts dont Precilia, tombée au Bataclan, Patricia Correia continue d’«entendre la voix» de sa fille unique. Ce doit être terrible de perdre son enfant, je ne comprends pas qu'on puisse y survivre. Pensez vous que l'aide psychologique puisse être suffisante pour accepter l'inacceptable ?

Suffisante, je ne sais pas mais indispensable, oui. Le deuil est un long chemin. Ici s'y ajoute la colère. La rémission semble difficile. Est-il nécessaire d'accepter l'inacceptable pour se relever et continuer à vivre ?

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Happy67
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Re: Six mois après les attentats de Paris, la vie brisée de la mère d'une victime du Bataclan

Message par Happy67 le Ven 13 Mai - 9:56

«C’est son souvenir qui remplit mon existence». Désormais Precilia est dans le plus bel endroit qui soit : le cœur de sa mère...
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Psycholive
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Re: Six mois après les attentats de Paris, la vie brisée de la mère d'une victime du Bataclan

Message par Psycholive le Ven 13 Mai - 15:16

C'est très joli Happy...

Je suis toujours très touché par cette situation, la perte d'un être cher est une chose fort douloureuse, que chacun va vivre selon son rythme, et sa personnalité. C'est très individuel, et aucune situation ne ressemble à une autre en l'occurrence, même si, bien sûr, on retrouve un peu les mêmes "processus" psychologiques impliqués.

Il est vrai que ce n'est pas très joli de parler de "processus de deuil", mais c'est ainsi que les psys nomment la chose. On pense souvent, à tort, que ce "processus de deuil" est une chose qui se fait dans un ordre précis et sur une durée relativement déterminée, ce qui est faux ! En réalité les personnes ne vont pas forcément traverser cela au même rythme et dans le même ordre affectif ; par exemple certaines personnes éprouvent rapidement de la colère quand d'autres vont éprouver du déni, là où certaines personnes vont être dépressives durant des années d'autres vont demeurer dans une phase plus "antérieure", conformément aux "phases" explorées dans l'étude de ce processus.

En gros, tant que la personne n'a pas atteint le stade où elle peut vivre avec cette idée sans retomber dans des souffrances psychologiques importantes on peut considérer qu'elle n'est pas vraiment sortie de ce processus.

Mais je trouve que c'est Happy qui le formule le mieux... Wink
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Happy67
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Re: Six mois après les attentats de Paris, la vie brisée de la mère d'une victime du Bataclan

Message par Happy67 le Ven 13 Mai - 15:28

@Psycholive a écrit:... Mais je trouve que c'est Happy qui le formule le mieux... Wink

J'ai testé malgré moi...

Olive, quelles paroles réconfortantes dirais-tu à cette maman et en général aux personnes ayant perdu un proche ?
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Norma
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Re: Six mois après les attentats de Paris, la vie brisée de la mère d'une victime du Bataclan

Message par Norma le Ven 13 Mai - 18:03

je pense que c'est ce qui peut arriver de pire à des parents de perdre un enfant, perso, je pense je ne pourrais me remettre d'une chose pareille et je pense que je ne pourrais meme y survivre, peut etre que je pense comme ça car j'en ai qu'un


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Re: Six mois après les attentats de Paris, la vie brisée de la mère d'une victime du Bataclan

Message par Happy67 le Ven 13 Mai - 18:15

Perdre son enfant dans un accident, à cause d'un attentat ou d'une maladie, c'est affreux. Mais lorsque l'enfant se suicide, la culpabilité des parents est insurmontable.
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Re: Six mois après les attentats de Paris, la vie brisée de la mère d'une victime du Bataclan

Message par Norma le Ven 13 Mai - 18:39

en effet happy je pense que les parents doivent se dire mais pourquoi ils ont pas pu empéché ça


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Re: Six mois après les attentats de Paris, la vie brisée de la mère d'une victime du Bataclan

Message par Psycholive le Ven 13 Mai - 23:54

Le fait de culpabiliser est assez normal en de telles circonstances, c'est fréquent...

Ce que je dirais Happy ?
D'abord, il faut savoir qu'il est essentiel d'accompagner la personne dans ce qu'elle ressent, de ne pas chercher à être directif avec elle, il faut qu'elle vive ce qu'elle vit, c'est naturel et indispensable. Son chagrin est unique, il lui appartient, et nul ne peut le ressentir à sa place... Par exemple il ne faut jamais dire : "Je sais ce que tu ressens", parce que c'est faux ! On ne peut savoir ce que ressent vraiment quelqu'un dans ces cas-là, donc il convient de l'accompagner dans la sphère de ses propres ressentis.

Un très bon article pour comprendre ce qui peut se passer dans ces moments-là :
http://www.psychologies.com/Moi/Epreuves/Deuil/Articles-et-Dossiers/La-mort-pourquoi-il-faut-en-parler/Comment-partager-un-deuil

Les paroles doivent laisser la personne libre de vivre sa peine à son rythme, et de se consolider en s'étayant sur des mots nourriciers. Le deuil n'est ni un oubli ni une preuve d'indifférence, c'est un état de vie, qui respecte et intègre la mémoire de l'être cher qui n'est plus. Le drame c'est lorsqu'une personne n'est plus apte à traverser ce "travail", il arrive qu'elle sombre dans la pathologie mentale, pour x raisons, et là il est clair que ce "travail" ne se fait plus aussi facilement.
Je pense qu'il faut manifester son amour, sa proximité, son acceptation du chagrin de l'autre, et lui faire confiance, sans forcément utiliser beaucoup de mots !

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Re: Six mois après les attentats de Paris, la vie brisée de la mère d'une victime du Bataclan

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